Dubois J (SAS)

Tél. : 03 88 09 03 95    Fax : 03 88 80 31 98

Mail :
Site : duboisjsas.com

1, rue Oberbronn  67110 Reichshoffen

Horaires

lundi

7h à 12h

13h à 16h45

mardi

7h à 12h

13h à 16h45

mercredi

7h à 12h

13h à 16h45

jeudi

7h à 12h

13h à 16h45

vendredi

6h45 à 12h

fermé

samedi

fermé

 

Les établissements J. Dubois,
80 ans d'expérience en fabrication de manches en bois
(hêtre, frêne, tilleul, acacia )
pour travaux publics, travaux agricoles, jardinage et forestiers.
Norme NF

établissements J. Dubois, 80 ans d'expérience en fabrication de manches en bois  à Reichshoffen

 


Manches de balais
Manches de haches droites
Manches de pelles cintrées
Manches de fourches
Manches d'outils de jardin
Manches de crocs à fumier

Manches de bêches
Piquets d'implantation
Manches de pioches ovales
Manches de houes
Manches de masses
Manches de marteaux
Manches de haches galbées


Manches de pelles droites
Manches de pioches rondes
Manches de serfouettes
Manches de louchets
Manches de râteaux
Manches de limes

 

 Livraison sous 48h région nord est                              Livraison sous 72h en national

 Franco de port à partir de 400€

 

 

 

 

DNA  Geneviève Lecointre     30/07/2016           

  http://c.dna.fr/edition-de-haguenau/2016/07/30/des-manches-d-outils-reputes-incassables     

REICHSHOFFEN - Entreprise Dubois   Des manches d’outils réputés incassables

Dans une usine qui semble sortie d’un autre siècle, l’entreprise Dubois à Reichshoffen fabrique des manches d’outils en bois issu des forêts locales. Réputés pour leur qualité, ils équipent aussi bien des jardiniers amateurs que l’armée française

C’est l’une des dernières « manchisteries » de l’Est de la France. Dans une usine de briques rouges, fondée par son grand-père en 1929 près de la gare de Reichshoffen, Raphaël Sensenbrenner et ses quatre employés fabriquent des manches d’outils. Réputés pour leur fiabilité, ils équipent aussi bien les jardiniers amateurs que les grandes entreprises du bâtiment, les exploitations agricoles, l’armée française, la SNCF, l’Office national des forêts, etc.

« Nous utilisons essentiellement du frêne : un bois dur et résistant avec une intéressante flexibilité », montre le patron qui travaille aussi le hêtre, le tilleul et l’acacia. Il va lui-même sélectionner les grumes en forêt « à une centaine de kilomètres à la ronde » (*). Les planches, découpées dans la région de Bitche, sèchent pendant au moins douze mois dans la cour de l’entreprise.

Quand elles « grisonnent », elles sont prêtes à être travaillées, ceintrées à la scie à ruban et passées au tour à lunettes. Bref, façonnées une à une. « Notre chance est de pouvoir encore fabriquer des produits de qualité pour une clientèle exigeante », s’enorgueillit l’artisan, fustigeant les manches à deux sous, importés d’Asie et vendus en grande distribution. « Je n’en voudrais même pas pour faire des piquets ! » Lui, ne garde que le meilleur du bois. Seule 25 % de la matière première est utilisée. Le reste est revalorisé, notamment en bois de chauffage.

Les ustensiles alsaciens sont bien particuliers

Heureusement pour l’entrepreneur, « les Chinois ne fabriquent pas encore de manches adaptés à notre outillage ». Car les ustensiles alsaciens sont bien particuliers. Le manche de pelle, par exemple, est ceintré au lieu d’être droit. Celui de la serfouette mesure exactement 1 mètre 30, soit vingt centimètres de plus qu’en « France de l’intérieur ».

Plus de 200 références figurent au catalogue de la société Dubois. Chaque manche de balai, râteau, fourche, binette, bêche, masse… possède une forme spécifique, adaptée au geste que fera l’utilisateur. On y trouve aussi quelques raretés, comme ces manches de six mètres de long permettant aux bateliers de récupérer des objets à la surface de l’eau. D’autres, à peine plus courts, sont utilisés par les sauniers de Guérande pour récolter le sel.

Les deux tiers de la production sont destinés au marché français. Le tiers restant part notamment en Allemagne, en Belgique et au Luxembourg. Mais pour remporter de nouveaux marchés, l’entreprise doit être toujours plus réactive. « En passant commande, les grossistes imposent souvent une livraison sous 48 à 72 heures. »

Après « une année 2014 difficile », l’entreprise a affiché l’an passé un chiffre d’affaires de 392 000 euros, en légère progression. Et 2016 s’annonce plutôt bien. « Tout ce que je gagne, je le réinfecte dans l’usine », confie le quinquagénaire, très ému quand il parle de l’entreprise familiale dans laquelle il a fait ses débuts à l’âge de 17 ans et demi. « J’y tiens ! Pourtant, elle m’en a fait voir des vertes et des pas mûres… »

Grâce ses efforts, l’entreprise arrive à se maintenir. « Mais ce n’est plus l’époque où mes parents travaillaient pour les Houillères du bassin de Lorraine. Tout se modernise. Qui utilise encore une pelle et une pioche ? Aujourd’hui, il est aussi facile de mettre en route la pelleteuse mécanique », constate le professionnel avec fatalisme.

Chercher de nouveaux débouchés

Il faut chercher de nouveaux débouchés. Raphaël Sensenbrenner fabrique des échasses en bois, commandées par un revendeur de jouets jurassien. Il propose des piquets d’implantation pour les géomètres, des cales de coffrage pour l’industrie, des caisses de transport, etc. Et il est assez fier des poignées au design contemporain qu’il a récemment conçues pour des poêles en fonte, fabriqués à la fonderie de Niederbronn.

Contact : duboisjsas@laregie.fr ? 03 88 09 03 95. www.duboisjsas.com

(*) L’entreprise et les bois achetés à l’ONF portent le label PEFC : une certification visant à contribuer à la gestion durable de nos forêts.