Le carillon de Douai de passage à Reichshoffen  les 27 et 28 août 2011
à l'occasion du 50ème anniversaire du Jumelage entre les villes de Reichshoffen et Kandel (Allemagne)

vidéo

 

 


carillon de Douai Quentin Leriche
vidéo pour écouter le prodige Français Quentin Leriche "ch'ti" carillonneur
lors de son passage à Reichshoffen en août 2011

 

Le carillon résonne dans la vie de Quentin Leriche, 16 ans, musicien


dimanche 03.07.2011, 05:10 - par GWÉNAËLLE LAVENANT  
La Voix du Nord douai@lavoixdunord.fr  LE VISAGE DU DIMANCHE

    À 16ans, Quentin Leriche maîtrise déjà brillament le carillon. Cet été, il jouera en Irlande, en Belgique et à Douai.

    Comme beaucoup de jeunes de son âge, Quentin Leriche adore la musique. À l'époque des musiques électroniques et des supports numériques, lui a pourtant choisi le carillon. Le hasard, le talent et le travail font de cet adolescent de 16 ans un des espoirs français en la matière. Rencontre à quelques notes du festival des Binbins, où il se produira.

    L'univers de Quentin Leriche est peuplé de cloches, plus ou moins grandes. À 16 ans, il passe son temps libre entre les pierres froides du beffroi de Douai, à répéter sur le carillon d'études au rez-de-chaussée. Ou au sommet, sur le vrai.

    Quentin, vous ne le connaissez peut-être pas. Mais vous l'entendez régulièrement... Né en Moselle, le jeune homme a grandi dans le Douaisis. Habitant à Lauwin-Planque, il a fait ses gammes à l'école Bufquin, dans la section tiers-temps musique, en partenariat avec le conservatoire régional de Douai. « Stefano Colletti (le maître carillonneur de Douai) est venu pour une inititaion. Ça m'a intéressé, peut-être par curiosité.

    Je ne sais pas vraiment... » Assez réservé, le jeune homme a pris goût au jeu. Lui qui avait commencé par la clarinette, a petit à petit délaissé l'instrument à vent pour celui à cloches. « On prend vite plaisir quand on y arrive. Donc, il faut travailler. Comme j'avais un niveau de solfège suffisant... » Ça a fonctionné. Très bien même. Mais pas uniquement naturellement. « Une année, je passais une quinzaine d'heures par semaine à jouer, sur mon temps libre », détaille Quentin Leriche.

    Mais qui est ce jeune homme, capable de traîner des heures dans le beffroi, à jouer pour des gens qui ne le voient pas ? « Au début, comme on sait que tout le monde entend, on craint la fausse note », avoue-t-il dans un timide sourire. Mais peut-être rassuré d'être caché dans sa cabine, le musicien a appris à se lâcher. Et puis de toute façon, avec le carillon ambulant, l'artiste est soumis au regard de tout le monde, alors... Il n'en demeure pas moins qu'il vaut mieux être doté d'un sacré caractère pour pratiquer cet instrument. « Ça m'est déjà arrivé de rester jusqu'à 22 heures dans le beffroi ! » Vu l'ambiance des lieux, cela pourrait faire froid dans le dos. « Ça fait un peu peur, mais on s'habitue. » Depuis cinq ans qu'il pratique, Quentin Leriche a progressé. Il s'est essayé aux concerts, aux Pays-Bas, en Belgique, en Rhônes-Alpes, à Perpignan, etc.

    Dans les prochains mois, direction l'Irlande. L'adolescent voyage, avec le carillon ambulant, ou sous les flèches des beffrois ou des églises. Il en a avalé, des marches, pour grimper jusqu'à ses compagnons de métal ! « Parfois, surtout aux Pays-Bas, on finit par grimper sur des échelles de meunier ! »

    De l'Irlande à la place Saint-Amé

    Lycéen à Châtelet, Quentin Leriche intégrera en septembre une première scientifique. « Je ne sais pas encore précisément ce que je vais faire. Mais je sais que le carillon, on n'en vit pas en France. » Lucide, certes. Mais il souhaite cependant honorer le plus possible sa passion.

    Jeudi, déjà, il sera place Saint-Amé pour interpréter, à bord du carillon ambulant, un conte musical dans le cadre du festival des Binbins. Pendant les fêtes de Gayant, on devrait également l'entendre jouer. D'ici là, n'hésitez pas à tendre l'oreille. Quentin distilllera sans doute ses notes, qu'elles parlent de Piaf ou de ritournelles. Et même si « certains jours, on n'entend même pas le carillon en bas de la mairie », il gardera toujours à l'esprit qu'une partie de la ville peut l'entendre. Un large public donc. D'après son professeur, Quentin a l'étoffe d'un grand. Pas une future rockstar, mais peut être un carillonneur-star !
     

 

 lien vers le carillon ambulant de Douai: http://asso.nordnet.fr/arpac/

 

  et Quentin Leriche sur youtube.com/